Les chéloïdes peuvent s’étendre au-delà de la zone où la blessure initiale s’est produite. C’est d’ailleurs l’un des moyens les plus simples de les distinguer d’une cicatrice classique, qui reste généralement limitée à la zone endommagée.
Des blessures légères peuvent suffire à provoquer une chéloïde
Il n’est pas nécessaire d’avoir subi une intervention chirurgicale importante pour développer une chéloïde. Elle peut apparaître après des blessures ou des interventions relativement mineures, notamment :
des piercings ;
des vaccinations ou des injections ;
de l’acné ;
des brûlures ;
des coupures ;
une intervention chirurgicale ;
des piqûres d’insectes.
Dans certains cas, la blessure initiale était si légère que la personne s’en souvient à peine.
Certaines personnes sont plus à risque que d’autres
Tout le monde n’est pas exposé au même risque de développer des chéloïdes.
Certaines personnes ont naturellement une peau plus susceptible d’en former. Les chéloïdes sont également plus fréquentes chez les personnes ayant la peau foncée, notamment celles d’origine africaine.
Les antécédents familiaux peuvent également jouer un rôle et augmenter le risque.
Les chéloïdes ne sont pas un cancer
Une chéloïde n’est pas un cancer et elle n’est pas contagieuse.
Cependant, elle peut provoquer différents désagréments, notamment des démangeaisons, des douleurs, une sensibilité accrue ou une gêne, particulièrement lorsqu’elle devient importante.
Elles peuvent apparaître plusieurs mois après une blessure
Une plaie peut sembler avoir parfaitement cicatrisé avant que la cicatrice ne commence progressivement à s’épaissir et à s’agrandir.
Il est donc important de ne pas considérer automatiquement comme « normale » toute cicatrice qui continue de grossir.
Ne tentez pas de couper ou de brûler une chéloïde vous-même
Il est fortement déconseillé d’essayer de couper ou de brûler une chéloïde à domicile. Une telle tentative risque de provoquer davantage de lésions cutanées et d’aggraver la cicatrice.
Les remèdes maison et les crèmes choisies au hasard ne permettent généralement pas de régler le problème.
Les chéloïdes peuvent être traitées
Il existe plusieurs options de traitement. Le choix dépend notamment de la taille et de la localisation de la cicatrice, ainsi que de son ancienneté.
Selon les cas, les médecins peuvent avoir recours à :
des injections de corticoïdes ;
des traitements à base de silicone ;
la pressothérapie ;
la cryothérapie ;
le traitement au laser ;
la chirurgie dans certains cas.
Plusieurs traitements peuvent également être associés afin d’obtenir de meilleurs résultats.
La chirurgie seule n’est pas toujours la meilleure solution
C’est un point particulièrement important.
Une chéloïde peut réapparaître après son ablation chirurgicale. C’est pourquoi les médecins associent souvent la chirurgie à un autre traitement afin de réduire le risque de récidive.
La prévention reste essentielle
Les personnes qui ont déjà développé des chéloïdes doivent en informer leur médecin avant de subir une intervention chirurgicale programmée, un acte de médecine esthétique ou un piercing non indispensable.
Cette information peut permettre au professionnel de santé d’évaluer les risques et de prendre des mesures préventives adaptées.
Une chéloïde n’est pas une infection
Contrairement à certaines croyances, une chéloïde ne signifie pas que le corps « pourrit » ou qu’une infection est emprisonnée sous la peau.
Il s’agit d’une prolifération excessive de tissu cicatriciel.
Quand faut-il consulter ?
Si une cicatrice continue de grossir, devient douloureuse ou provoque des démangeaisons, ou si elle commence à s’étendre au-delà de la plaie initiale, il est recommandé de la faire examiner par un dermatologue ou un professionnel de santé qualifié.
Il est préférable de consulter sans attendre que la chéloïde devienne très volumineuse.





