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A l’ONU, Haïti appelle à accélérer le déploiement de la Force de répression des gangs

Le Conseil de sécurité s’est réuni après l’attaque menée par des gangs à Kenscoff, près de Port-au-Prince, qui a fait plusieurs dizaines de morts. Les exposés du chef du BINUH et du responsable des affaires humanitaires ont mis en lumière la gravité de la situation. Les délégations ont discuté du rôle de la Force de répression des gangs (FRG), de l’application de l’embargo sur les armes et des perspectives politiques en Haïti.

A l’ONU, Haïti appelle à accélérer le déploiement de la Force de répression des gangs
👁️ 806 vues📅 31/08/2026

Le Conseil de sécurité s’est réuni après l’attaque menée par des gangs à Kenscoff, près de Port-au-Prince, qui a fait plusieurs dizaines de morts. Les exposés du chef du BINUH et du responsable des affaires humanitaires ont mis en lumière la gravité de la situation. Les délégations ont discuté du rôle de la Force de répression des gangs (FRG), de l’application de l’embargo sur les armes et des perspectives politiques en Haïti.

Un consensus s’est dégagé sur l’urgence de renforcer l’appui international à Haïti. Le pays, appuyé notamment par les États-Unis, la France et le Panama, a plaidé pour l’accélération du déploiement de la FRG, avec le soutien financier qui va avec, tandis que le Brésil a rappelé que la sécurité seule ne suffira pas. Les responsables de l’ONU ont insisté pour que l’approche pour résoudre la crise haïtienne combine sécurité, aide humanitaire, stabilité politique et renforcement de l’État.

Le représentant d’Haïti, Pierre Ericq Pierre, a souhaité une réponse « rapide, coordonnée et résolue » de la communauté internationale, après le massacre et les prises d’otage perpétrés par des gangs dans la commune de Kenscoff, à la périphérie de Port-au-Prince.

Il a vu dans ces « actes d’une extrême barbarie » une nouvelle démonstration de la capacité de violence et de terreur des groupes criminels armés, « malgré les efforts considérables déployés par la Police nationale et les Forces armées d’Haïti, qui demeurent pleinement mobilisées sur le terrain avec l’appui de la Force de répression des gangs (FRG) ».

Pierre Ericq Pierre a souligné « l’impérieuse nécessité » pour la communauté internationale d’accélérer le déploiement de la FRG pour atteindre l’effectif prévu de 5 500 membres dans les meilleurs délais et lui donner les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Il a précisé à cet égard que des pays tels que la Côte d’Ivoire, la Mongolie et le Tchad ont déjà signé avec Haïti des accords pour rejoindre la FRG. Des démarches sont en cours pour signer dans les jours qui viennent des accords avec le Bangladesh, le Guatemala, la Jamaïque et Sri Lanka, a-t-il indiqué.

En outre, Pierre Ericq Pierre a exhorté les « membres de la communauté internationale » à renforcer leur contribution au respect et à la mise en œuvre de l’embargo sur les armes, conformément à la résolution 2653 (2022) du Conseil, afin de tarir les flux d’armes et de munitions qui alimentent la violence des gangs.

Haïti, a-t-il ajouté, compte sur l’appui de ses partenaires pour l’accompagner dans ses efforts visant à « rétablir durablement la sécurité, restaurer pleinement l’autorité de l’État et créer les conditions nécessaires à la tenue des élections ».

De son côté, la représentante des États Unis Jennifer Locetta, a martelé que les terroristes ne peuvent pas prendre la démocratie en otage pour leurs objectifs violents. Elle a également appelé à condamner ces actes odieux.

Solidaire avec les autorités haïtiennes, la diplomate américaine a appuyé les efforts menés par Haïti pour éradiquer la terreur des gangs. Appuyant la Force de répression des gangs, elle a appelé les pays fournisseurs à déployer leurs troupes le plus rapidement possible et demandé à tous les pays de contribuer au fond d’affectation pour la Force. Aux membres du Conseil, elle a demandé de renouveler le mandat de la Force de répression des gangs le mois prochain.

Le délégué de la France, Jay Dharmadhikari, a estimé que la situation incontrôlée en Haïti nécessite de répondre à l’urgence du rétablissement de la sécurité et de l’état de droit dans le pays, tout en renforçant le régime de sanctions.

Constatant que, malgré l’engagement des États contributeurs de troupes, la Force de répression des gangs (FRG), créée il y a un an par le Conseil de sécurité, n’a pas encore pu se déployer pleinement et produire l’effet escompté, il a appelé à intensifier les efforts en cours plutôt que de changer de stratégie.

La première étape, a-t-il dit, sera en septembre de renouveler le mandat de la FRG, puis d’œuvrer collectivement pour accélérer le déploiement de ses troupes et de leurs équipements.

La deuxième étape sera le renouvellement du régime de sanctions en octobre pour entraver les flux d’armes à destination des gangs criminels et tarir les flux financiers qui les alimentent.

« Pour que cela ait un effet, il faut étendre les sanctions aux individus apportant un soutien politique ou financier aux gangs criminels », a-t-il appelé.

Le délégué du Brésil, M. Norberto Moretti, a estimé, au vu des derniers événements tragiques, que la crise haïtienne ne doit pas être appréhendée sous le seul angle de la sécurité.

Cette crise, a-t-il observé, se caractérise de plus en plus par des économies criminelles alimentées par le contrôle de nœuds logistiques stratégiques et par les revenus issus de l’extorsion.

« Modifier cette dynamique nécessite une combinaison d’actions de maintien de l’ordre, de renforcement institutionnel, de résilience communautaire et d’alternatives économiques, en particulier pour les jeunes vulnérables au recrutement par des groupes armés », a-t-il préconisé.

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À propos de l'auteur

Claude Bernard FRANCOIS
Claude Bernard FRANCOIS

Docteur / Communicateur / Présentateur / Journaliste / Pharmacologue

Publié le 31 août 2026

Claude Bernard François est un passionné de la médecine, de l’écriture et de la communication. À travers ses contributions, il s’intéresse aux événements qui marquent la société ainsi qu’aux différentes réalités qui façonnent le quotidien des communautés. Attentif à l’évolution de l’actualité, il accorde une importance particulière à la qualité de l’information et à la transmission de contenus clairs, pertinents et accessibles aux lecteurs. Son engagement dans le domaine de l’information s’inscrit dans une volonté de contribuer à une meilleure compréhension des enjeux sociaux, culturels et de l’actualité. À travers Clé d’Infos, Claude Bernard François participe à la production et à la diffusion de contenus destinés à informer, sensibiliser et rapprocher les lecteurs des réalités de leur société.

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