Les faits et le déroulement de la garde
Amy Barber, une jeune femme de 22 ans souffrant de graves troubles psychiatriques, était placée sous observation rapprochée, ce qui imposait des vérifications régulières à intervalles stricts durant la nuit.
Absence de contrôle : Dans la nuit du drame, Laurence Tchapong, alors infirmière de garde, ne s'est jamais rendue dans la chambre de la patiente.
Falsification des registres : À la fin de son service, l'infirmière a signé les documents médicaux officiels en affirmant que la patiente dormait paisiblement et allait bien.
Découverte du corps : C'est l'équipe du matin qui a découvert le corps sans vie d'Amy Barber. L'autopsie et les constatations médicales ont rapidement indiqué que la mort remontait à plusieurs heures.
L'enquête et la preuve par la vidéosurveillance
Lors de l'enquête interne et de sa déposition initiale, Laurence Tchapong a soutenu avoir fait son travail et affirmé être entrée dans la chambre vers 2 heures du matin.
L'analyse des enregistrements de vidéosurveillance (CCTV) de l'établissement a contredit sa version : aucune présence humaine n'a été enregistrée devant ou dans la chambre de la patiente tout au long de la nuit. Face à ces preuves irréfutables, la thèse de la négligence grave couplée à la falsification de documents médicaux a été retenue.
Le jugement de la Liverpool Crown Court
Devant la cour, les actions de l'infirmière ont été qualifiées de manquement fondamental au devoir de réserve et de soin (gross negligence manslaughter / falsification of medical records).
Peine de prison : 4 ans de prison ferme.
Sanction professionnelle : Radiation permanente des registres du Nursing and Midwifery Council (NMC), lui interdisant définitivement d'exercer la profession d'infirmière au Royaume-Uni.
Impact institutionnel : Ce drame a également poussé les autorités sanitaires britanniques à renforcer les audits sur la traçabilité des observations de nuit dans les unités psychiatriques pour éviter la falsification des registres de soins.



